Outil gratuit : Calculer une révision avec l’IRL.
Peut-on augmenter un loyer en 2026 ?
Oui, mais pas automatiquement. Pour un logement du secteur privé loué avec un bail d’habitation, la révision annuelle du loyer n’est possible que si une clause du bail la prévoit. Elle ne peut intervenir qu’une fois par an.
Il faut aussi distinguer quatre situations : la révision annuelle avec l’IRL, la fixation du loyer lors d’une nouvelle location, la réévaluation d’un loyer manifestement sous-évalué au renouvellement et une majoration liée à certains travaux. Le présent guide traite d’abord des conditions, de la date et du plafond d’une révision annuelle avec l’IRL.
À consulter : Calculer le nouveau loyer avec l’outil IRL · Révision annuelle du loyer avec l’IRL · Loyer sous-évalué au renouvellement
Quel est le dernier IRL publié au 12 octobre 2026 ?
L’Insee a publié le 10 juillet 2026 l’IRL du 2e trimestre 2026. En Hexagone, il s’établit à 148,37, contre 146,68 au 2e trimestre 2025. La progression annuelle est de +1,15 %.
Des séries territoriales spécifiques existent. Pour le 2e trimestre 2026, l’indice est de 146,94 pour les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution et de 146,22 pour la Corse. La variation annuelle publiée est également de +1,15 %.
Le trimestre à utiliser n’est cependant pas forcément le dernier publié. Il faut prendre le trimestre prévu par le bail ou, à défaut, celui déterminé selon les règles applicables au contrat.
- Hexagone, T2 2026 : 148,37 (+1,15 %)
- DROM concernés, T2 2026 : 146,94 (+1,15 %)
- Corse, T2 2026 : 146,22 (+1,15 %)
- Hexagone, T1 2026 : 146,60 (+0,78 %)
À consulter : IRL du 2e trimestre 2026 · Calculateur IRL gratuit
Le plafond 2026 : peut-on dépasser la hausse de l’IRL ?
Pour une révision annuelle fondée sur l’IRL, l’évolution annuelle de l’indice détermine l’augmentation maximale applicable. Avec un bail indexé sur le 2e trimestre, une hausse supérieure à l’évolution de l’IRL ne peut donc pas être justifiée par la seule clause d’indexation.
Le bailleur n’est pas obligé d’appliquer le maximum. Il peut choisir une hausse plus faible, voire ne pas réviser le loyer. En revanche, il ne faut pas confondre ce plafond avec les mécanismes particuliers liés à des travaux ou à une réévaluation au renouvellement, qui répondent à d’autres conditions.
À quelle date peut-on réviser le loyer ?
La première date à vérifier est celle indiquée dans la clause de révision du bail. Lorsqu’une date de révision annuelle y figure, elle sert de référence. À défaut de date particulière, la date anniversaire du bail est utilisée si une clause de révision existe.
La publication d’un nouvel IRL ne déclenche donc pas une hausse générale pour tous les locataires. Chaque bail conserve sa propre échéance. Deux logements du même immeuble peuvent ainsi être révisés à des moments différents.
Quel calcul utiliser après avoir vérifié les conditions ?
Une fois la hausse autorisée et le bon trimestre identifié, la formule de référence est : loyer hors charges actuel × nouvel IRL ÷ ancien IRL. Les deux indices doivent correspondre au même trimestre sur deux années successives.
Le calcul porte sur le loyer hors charges. Les provisions sur charges suivent leur propre logique. Pour un meublé avec charges forfaitaires, il faut également relire précisément le bail et les règles applicables au forfait.
À consulter : Calculateur IRL gratuit
Exemple 1 : loyer de 800 € avec l’IRL du 2e trimestre 2026
Supposons un loyer hors charges de 800 € avec un bail utilisant le 2e trimestre comme référence. L’IRL passe de 146,68 au 2e trimestre 2025 à 148,37 au 2e trimestre 2026.
Le calcul est : 800 × 148,37 ÷ 146,68 = 809,22 € environ. La hausse maximale issue de l’IRL est donc d’environ 9,22 € par mois dans cet exemple.
Ce montant reste conditionné par la clause du bail, la date de révision, le DPE et les règles locales éventuellement applicables.
À consulter : Faire le calcul avec l’outil Isulab
Exemple 2 : loyer de 750 € avec l’IRL du 1er trimestre 2026
Pour un loyer hors charges de 750 € indexé sur le 1er trimestre, l’IRL passe de 145,47 en 2025 à 146,60 en 2026.
Le calcul donne : 750 × 146,60 ÷ 145,47 = 755,83 € environ. La hausse théorique maximale est donc d’environ 5,83 € par mois.
Cet exemple montre pourquoi il ne faut pas appliquer automatiquement le taux du dernier IRL publié : le trimestre de référence du bail reste déterminant.
DPE F ou G : quand la hausse est-elle interdite ?
Le classement énergétique doit être vérifié avant toute révision. En métropole, la révision du loyer est interdite dans les situations prévues par la loi pour les logements classés F ou G lorsque le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022.
En Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte, l’interdiction correspondante s’applique aux baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 1er juillet 2024.
Un calcul IRL peut donc être mathématiquement juste mais juridiquement inapplicable. Le DPE en cours de validité doit être contrôlé avant l’envoi de la hausse.
À consulter : DPE et location en 2026
Que se passe-t-il si le propriétaire a oublié la date de révision ?
Le bailleur dispose d’un an à compter de la date de révision prévue pour demander l’application de la hausse. La révision n’est pas rétroactive : lorsqu’elle est demandée plusieurs mois après la date prévue, elle ne s’applique qu’à compter de la demande.
Lorsque ce délai d’un an est dépassé, la révision non appliquée est perdue pour la période concernée. Il est donc utile de suivre les échéances par logement plutôt que de tenter de rattraper plusieurs années en une seule fois.
Zone tendue et encadrement : pourquoi l’IRL ne répond pas à tout ?
La révision annuelle en cours de bail n’est pas la même chose que la fixation d’un loyer lors d’une relocation ou qu’une réévaluation au renouvellement. Dans les zones tendues, d’autres règles peuvent limiter l’évolution du loyer entre deux locataires ou au renouvellement.
Certains territoires appliquent en plus un encadrement du niveau des loyers avec des loyers de référence. Avant toute modification de loyer, identifiez donc le mécanisme juridique utilisé : révision IRL, relocation, renouvellement ou travaux.
À consulter : Encadrement des loyers 2026
Checklist 2026 avant d’appliquer une augmentation
La plupart des erreurs viennent d’un mauvais trimestre, d’une date oubliée ou d’un contrôle énergétique non fait. Une checklist courte permet de sécuriser la décision.
- vérifier qu’une clause de révision figure dans le bail ;
- identifier la date de révision ;
- identifier le trimestre IRL de référence ;
- utiliser les deux indices officiels du même trimestre ;
- calculer uniquement sur le loyer hors charges ;
- ne pas dépasser le plafond issu de l’IRL pour la révision annuelle ;
- contrôler le DPE et l’éventuel gel de loyer F/G ;
- vérifier les règles de zone tendue ou d’encadrement si la situation ne relève pas d’une simple révision annuelle ;
- ne pas appliquer de rétroactivité ;
- conserver le calcul et la date de la demande.
À consulter : Calculateur IRL · Gérer les échéances dans Isulab Location
Pourquoi suivre l’IRL dans un dossier locatif plutôt que dans une feuille isolée ?
L’IRL n’est qu’une donnée parmi plusieurs : date du bail, DPE, charges, quittances, relances et historique du loyer doivent rester cohérents. Lorsque ces informations sont dispersées entre un tableur, des e-mails et des dossiers PDF, une simple révision devient vite difficile à justifier plusieurs mois plus tard.
Isulab Location permet de centraliser les informations du logement et les échéances de gestion. Le logiciel aide à organiser le dossier ; le bailleur reste responsable de vérifier les indices officiels et les règles applicables à sa situation avant validation.
Questions fréquentes
Quel est le dernier IRL publié au 12 octobre 2026 ?
Le dernier IRL publié est celui du 2e trimestre 2026. Il vaut 148,37 en Hexagone et progresse de 1,15 % sur un an. Des séries spécifiques existent pour les DROM concernés et la Corse.
Peut-on augmenter le loyer de plus de 1,15 % en 2026 ?
Pas sur le seul fondement d’une révision annuelle indexée sur l’IRL du 2e trimestre. L’évolution de l’IRL constitue le plafond de cette révision. D’autres mécanismes existent mais répondent à des conditions différentes.
Peut-on augmenter le loyer tous les ans ?
Oui uniquement si le bail prévoit une clause de révision annuelle et si les autres conditions sont remplies. La révision ne peut intervenir qu’une fois par an.
La date anniversaire du bail suffit-elle ?
Non. Il faut aussi vérifier la clause de révision, le trimestre IRL de référence, le DPE et les éventuelles restrictions applicables au logement.
Peut-on réclamer plusieurs mois d’augmentation rétroactivement ?
Non. Une révision annuelle demandée tardivement ne s’applique qu’à partir de la demande. Le droit à révision est perdu après un an.
Un logement F ou G peut-il être révisé avec l’IRL ?
Dans les situations prévues par la loi, la révision du loyer des logements classés F ou G est interdite. Il faut vérifier la date du bail et le territoire concerné.
Les charges augmentent-elles avec l’IRL ?
La formule IRL porte sur le loyer hors charges. Les provisions et forfaits de charges obéissent à leurs propres règles.
Faut-il utiliser automatiquement le dernier IRL publié ?
Non. Il faut utiliser le trimestre de référence prévu par le bail ou déterminé selon les règles applicables au contrat.
Sources officielles et vérification
Dernière vérification éditoriale : 12/10/2026. Les règles et valeurs sensibles sont reliées aux sources publiques utilisées. Vérifiez toujours les règles correspondant à votre bail, votre logement et votre commune. Voir notre méthodologie éditoriale.
- Insee — IRL du 2e trimestre 2026
- Insee — série officielle de l’indice de référence des loyers
- ANIL — IRL et révision annuelle des loyers
- ANIL — modalités de révision du loyer en cours de bail
- Service-Public — révision annuelle du loyer en cours de bail
- Service-Public — délai d’un an et absence de rétroactivité
Comment informer le locataire et conserver une preuve claire ?
Préparez un calcul lisible indiquant l’ancien loyer hors charges, le trimestre de référence, l’ancien IRL, le nouvel IRL, la formule, le nouveau montant et la date d’effet. Même lorsqu’aucun formalisme complexe n’est nécessaire, conserver un écrit clair réduit les contestations et facilite le suivi.
Après application, les prochaines échéances et quittances doivent reprendre le nouveau montant. Les quittances des périodes antérieures ne doivent pas être réécrites pour créer artificiellement une rétroactivité.
À consulter : Quittance de loyer : règles 2026 · Générateur de quittance gratuit