Outil gratuit : Calculer une révision avec l’IRL.
1. Commencer par la clause du bail
Avant toute calculatrice, retrouvez la clause de révision. La publication d’un nouvel indice Insee ne suffit pas à elle seule à créer un droit automatique à réviser le loyer si le contrat ne prévoit pas le mécanisme applicable.
Enregistrez la date prévue de révision et le trimestre de référence directement dans le dossier du bail.
2. Identifier le trimestre de référence
Le trimestre à utiliser est celui prévu par le bail ou déterminé selon les règles applicables au contrat. Utiliser simplement “le dernier IRL publié” peut conduire à choisir un mauvais indice.
L’Insee publie les valeurs officielles de l’IRL et distingue des séries selon le territoire. Utilisez les deux valeurs correspondant au même trimestre d’une année à l’autre.
À consulter : IRL du 2e trimestre 2026
IRL du 2e trimestre 2026 : valeur utile si le bail vise T2
Pour un bail dont la référence est le deuxième trimestre, l’indice métropolitain 2026 est de 148,37 contre 146,68 au deuxième trimestre 2025. La variation annuelle publiée par l’Insee est de +1,15 %.
N’utilisez ces valeurs que si le deuxième trimestre correspond bien à la référence du bail et au territoire du logement. La Corse et les collectivités régies par l’article 73 disposent de valeurs spécifiques.
À consulter : Valeurs officielles IRL T2 2026 · Calculateur IRL gratuit
3. Calculer le montant après les contrôles
Une fois la clause, la date et le trimestre vérifiés, la formule courante est : loyer hors charges × nouvel IRL ÷ ancien IRL. Les charges ne sont pas intégrées dans la base du calcul IRL.
Conservez les deux indices, le loyer de départ, le résultat avant et après arrondi et la date d’effet.
- loyer hors charges avant révision ;
- trimestre de référence ;
- ancien IRL ;
- nouvel IRL ;
- résultat calculé ;
- arrondi appliqué ;
- date d’effet.
À consulter : Calculateur IRL gratuit
4. Exemple de calcul
Pour un loyer hors charges de 800 € avec un ancien indice de 146,68 et un nouvel indice de 148,37, le calcul donne 800 × 148,37 ÷ 146,68, soit environ 809,22 €.
Cet exemple montre le calcul mathématique ; il faut encore vérifier que la révision peut juridiquement être appliquée à ce logement et à cette date.
5. Vérifier le DPE avant la hausse
Les logements classés F ou G peuvent être soumis à des restrictions concernant certaines augmentations de loyer. Le DPE doit donc faire partie des contrôles avant de transformer le calcul IRL en nouveau montant demandé au locataire.
Depuis 2026, le calcul du DPE a évolué pour l’électricité ; utilisez l’information énergétique réellement applicable au logement.
À consulter : DPE et location 2026
6. Que faire si la révision a été oubliée ?
Service-Public indique que le bailleur dispose d’un an pour agir sur une révision annuelle prévue au bail. Une révision oubliée ne doit donc pas être reconstituée comme si elle avait été appliquée rétroactivement pendant plusieurs années.
Avant d’envoyer un nouveau montant, vérifiez la date prévue au contrat et la date à laquelle la demande est réellement faite.
7. Distinguer révision, relocation et renouvellement
Une révision annuelle avec l’IRL n’est pas la même opération qu’une fixation de loyer lors d’une relocation ou qu’une évolution au renouvellement. Les zones tendues et certains territoires avec encadrement des loyers ajoutent d’autres contrôles.
Commencez toujours par identifier le motif exact du changement de loyer avant de choisir une formule.
À consulter : Augmentation de loyer 2026
8. Mettre à jour les échéances et quittances
Lorsque la révision est applicable, le nouveau montant et sa date d’effet doivent être propagés de manière cohérente dans les échéances futures. Les anciennes quittances ne doivent évidemment pas être réécrites.
Conservez le courrier ou message transmis au locataire avec le calcul afin de pouvoir expliquer l’origine du montant plusieurs mois plus tard.
À consulter : Quittance de loyer : guide
Checklist avant application
- clause de révision présente ;
- date de révision identifiée ;
- trimestre de référence vérifié ;
- indices Insee officiels relevés ;
- calcul hors charges effectué ;
- DPE contrôlé ;
- règles locales vérifiées ;
- date d’effet enregistrée ;
- preuve de communication archivée.
Questions fréquentes
Quelles conditions vérifier avant une révision annuelle ?
Vérifiez la clause de révision, la date prévue, le trimestre IRL de référence, le délai d’un an, le DPE et les éventuelles restrictions locales avant d’appliquer un nouveau montant.
Peut-on utiliser le dernier IRL publié ?
Pas automatiquement. Il faut utiliser le trimestre correspondant à la référence du bail.
Une révision oubliée est-elle rétroactive ?
Service-Public indique un délai d’un an pour agir sur la révision annuelle prévue ; il faut donc contrôler la date avant toute demande.
Le calcul IRL suffit-il pour augmenter le loyer ?
Non. Il faut aussi vérifier le bail, le DPE et les éventuelles règles d’encadrement ou de zone tendue.
Sources officielles et vérification
Dernière vérification éditoriale : 12/10/2026. Les règles et valeurs sensibles sont reliées aux sources publiques utilisées. Vérifiez toujours les règles correspondant à votre bail, votre logement et votre commune. Voir notre méthodologie éditoriale.