Régime réel
La 2044 calcule le résultat foncier des locations non meublées relevant du régime réel.
La déclaration n° 2044 sert à déterminer le résultat foncier au régime réel pour les locations non meublées. En 2026, le millésime 2044 porte sur les revenus fonciers perçus en 2025 et s’articule avec la déclaration n° 2042.
La 2044 calcule le résultat foncier des locations non meublées relevant du régime réel.
Sous conditions, le micro-foncier s’applique lorsque le revenu brut foncier du foyer n’excède pas 15 000 €.
Le déficit doit être ventilé entre la part éventuellement imputable sur le revenu global et la part reportable.
Pour une location non meublée ordinaire, les loyers relèvent de la catégorie des revenus fonciers. Le régime réel s’applique notamment lorsque le revenu brut foncier annuel du foyer dépasse 15 000 €, ou lorsque le contribuable éligible au micro-foncier choisit le régime réel.
L’administration précise que l’option pour le régime réel exercée sous le seuil de 15 000 € engage en principe pour trois ans. La déclaration 2044 ou, dans certaines situations particulières, la 2044-SPE sert alors à déterminer le résultat foncier.
À consulter : Comparer micro-foncier et régime réel
Lorsque le foyer remplit les conditions du micro-foncier et que ses revenus bruts fonciers n’excèdent pas 15 000 €, aucune déclaration annexe 2044 n’est en principe à compléter. Les recettes brutes sont portées sur la déclaration 2042, case 4BE.
L’abattement forfaitaire de 30 % est calculé automatiquement par l’administration. Il ne faut donc pas le retrancher soi-même du montant brut déclaré. Certaines situations ou certains régimes particuliers excluent toutefois le micro-foncier : la notice officielle reste la référence.
La 2044 part des recettes foncières puis permet de prendre en compte les charges déductibles selon leur nature et les règles fiscales applicables. Le dossier doit permettre de revenir de chaque montant à son justificatif et au bien concerné.
Avant de déclarer, rapprochez les loyers réellement encaissés, les dépenses, intérêts d’emprunt, assurances, taxes et travaux avec les pièces correspondantes. Ne classez pas automatiquement une dépense comme déductible uniquement parce qu’elle concerne le logement : la nature fiscale de la dépense doit respecter la notice 2044.
Lorsque le calcul de la 2044 aboutit à un revenu foncier imposable positif, le résultat est reporté dans la rubrique « Revenus fonciers » de la déclaration 2042, notamment en case 4BA pour le revenu foncier imposable.
La 2044 est donc une déclaration annexe de calcul : elle ne remplace pas la 2042. Les montants doivent rester cohérents entre les deux formulaires.
Pour les immeubles ordinaires, la fraction du déficit foncier provenant de dépenses déductibles autres que les intérêts d’emprunt peut, sous conditions, être imputée sur le revenu global dans la limite annuelle de 10 700 €. La fraction excédentaire et celle provenant des intérêts d’emprunt sont en principe imputables sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
L’imputation sur le revenu global est notamment liée au maintien de la location jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit l’imputation, sauf exceptions prévues par les textes. Des plafonds ou régimes particuliers existent : utilisez la notice 2044 et les sources BOFiP pour votre situation exacte.
La déclaration 2044 couvre les revenus fonciers d’immeubles ordinaires relevant du régime réel. La déclaration 2044-SPE vise certaines situations particulières ou certains dispositifs spécifiques.
Le simple fait de louer un logement nu ne suffit donc pas toujours à déterminer le bon formulaire. Si votre patrimoine relève d’un dispositif spécial, d’une structure particulière ou d’un montage spécifique, vérifiez la notice et votre espace fiscal avant de valider la déclaration.
La location meublée ne relève pas, par principe, des revenus fonciers ordinaires : elle est imposée dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. Un bailleur LMNP ne doit donc pas transposer automatiquement la logique de la 2044 à ses revenus meublés.
Si vous exploitez à la fois des locations nues et meublées, séparez les dossiers, recettes, dépenses et justificatifs avant toute préparation fiscale.
À consulter : Organisation LMNP · Charges déductibles LMNP
À consulter : Simulateur micro-foncier ou réel · Comptabilité locative
Pas nécessairement. Si vous êtes éligible au micro-foncier et restez sous le seuil de 15 000 € de revenus bruts fonciers, vous déclarez en principe les recettes brutes sur la 2042 sans 2044. Vous pouvez toutefois opter pour le régime réel, avec un engagement en principe de trois ans.
L’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire de 30 % sur les revenus bruts déclarés au micro-foncier.
Le revenu foncier imposable déterminé au régime réel est notamment reporté en case 4BA de la déclaration 2042.
Non. La part provenant de dépenses autres que les intérêts d’emprunt peut être imputable sous conditions et dans certaines limites ; l’excédent et la part provenant des intérêts sont en principe reportables sur les revenus fonciers futurs.
Non. ISULAB aide à organiser les loyers, dépenses et justificatifs et propose un comparateur indicatif micro-foncier/réel. La déclaration fiscale doit être vérifiée dans votre espace impots.gouv.fr et, si nécessaire, avec un professionnel.
Les règles territoriales peuvent évoluer. Vérifiez toujours les textes et indices applicables au logement concerné.
Comparer les deux régimes avec vos revenus et charges.
Organiser loyers, charges, travaux et exports par logement.
Distinguer taxe foncière, TEOM et justificatifs du propriétaire.
Ne pas confondre revenus fonciers et fiscalité de la location meublée.
Une ressource liée pour approfondir ce point ou passer à l’action.
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